Transmettre ses compétences à une autre génération ? Oui mais comment ?

La question intergénérationnelle est un débat qui reprend de sa vigueur à chaque renouvellement de génération. Chaque période a connu ses tensions intergénérationnelles et son lot d’incompréhensions entre les plus jeunes et les plus âgés. Aujourd’hui cohabitent dans les organisations 3 générations que sont celles des « baby-boomers », classe d’âge née après-guerre jusqu’au milieu des années 60, des « X », nés entre le milieu des années 60 et la fin des années 70 et des « Y », nés entre le début des années 80 et la fin des années 90.

Les managers sont donc confrontés aux difficultés générées par les interactions entre les générations avec comme enjeux prioritaires d’intégrer la nouvelle génération et de faire transiter leur équipe de la collection d’individus qui cohabitent à une équipe mature qui coopère. Pour les managers, il va s’agir non seulement d’être capable d’adapter leur mode de management aux générations présentes dans leurs équipes, mais aussi de combiner les générations entre elles.

Ainsi la coopération repose pour beaucoup sur le partage de buts communs, le partage de systèmes de valeurs, mais aussi la transmission des compétences entre les générations. C’est ce troisième point que je souhaite développer. En effet, la transmission est soumise à de nombreux filtres qui impactent l’efficacité de cette dernière, des représentations du monde différentes, des difficultés de communication par exemple. Mettre en place un système de tutorat, de mentorat, de coaching…requiert une dose de sens et de la méthode.

Tout d’abord la transmission de compétences et de savoir-faire doit tenir compte des évolutions du contexte dans lequel l’organisation se trouve, car il peut être générateur de profondes mutations des métiers, des outils utilisés, des processus de l’entreprise. Ensuite, la transmission ne concerne pas que les connaissances ou compétences mais aussi la culture du travail qui s’appuie sur des règles de vie communes, des habitudes de communication, des us et coutumes propres à l’écosystème. Enfin, la transmission doit s’intégrer dans un cadre contractuel qui lie les deux collaborateurs de générations différentes, sous la forme tutorale par exemple.

S’agissant de ce dernier point, il est nécessaire que le contrat qui unit les deux parties ne soit pas structuré que dans une seule direction mais comporte des perspectives pour le tutoré et pour le tuteur. C’est sur ce point qu’une rigueur absolue doit permettre à chacun de formaliser son engagement vers l’autre.

Le manager doit garantir le bon fonctionnement de cette approche collaborative intergénérationnelle par sa capacité à donner le sens de ce type d’action collective, par son accompagnement dans la formalisation du contrat, par la garantie du respect du cadre fixé par les collaborateurs. La complémentarité des savoirs entre les jeunes et les moins jeunes sera donc encouragée et le système de coopération favorisera un véritable partage entre les générations.

A bientôt

Olivier

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